Biographie d’Emile Zola

Emile Zola naît à Paris le 2 avril 1840, de François Zola et Emilie Aubert et part vivre avec sa famille à Aix-en-Provence. Après le décès de son père, il est élevé à l’Institution Notre-Dame, puis au collège d’Aix, où il se lie d’amitié avec Paul Cézanne. Il entre en seconde au Lycée Saint Louis après avoir rejoint sa mère, partie gagner sa vie à Paris. Il échoue au baccalauréat et mène une vie libre et misérable et écrit des poèmes.

Il entre chez Hachette en 1862, d’abord au service des expéditions, puis à celui de la publicité. Son premier recueil de nouvelles, « Contes à Ninon » paraît en 1864, puis c’est au tour de son premier roman, « La Confession de Claude » en 1865. Il rencontre Gabrielle Meley, qu’il épousera en 1870.

En 1966, il quitte Hachette et entre au journal L’Evènement, où il annonce les livres à paraître et publie des articles, dont certains font scandale, notamment à cause de l’apologie de Manet, qui devient son ami. Il publie « Thérèse Raquin » en 1867, puis « Madeleine Férat » en 1868 et expose cette même année le projet des futurs « Rougon-Macquart » lors d’un dîner chez les Goncourt, dont il publiera le premier opus, « La Fortune des Rougons » en 1870 dans le journal « Le Siècle ». Il commence à assurer la chronique parlementaire à Bordeaux, puis à Versailles, dans les journaux Le Sémaphore de Marseille et La Cloche, et reprend son feuilleton « La Fortune des Rougons » dans le Siècle.

La publication de « L »Assommoir », en 1877, le rend célèbre. Il devient le chef de file des Naturalistes. La publication de « Nana », en 1880, rencontre un grand succès mais suscite un nouveau scandale, car il raconte l’ascension et la décadence d’une prostituée de luxe.

Après « Pot Bouille » et « Capitaine Burle » en 1882, il publie « Au bonheur des Dames » en 1883, puis « Germinal » en 1885. Emile Zola a une liaison avec Jeanne Rozerot, une jeune lingère de vingt ans engagée par sa femme. Il va mener une double vie entre son épouse et cette jeune femme dont il aura deux enfants : Denise (1889) et Jacques (1891). Il Publie « La Bête Humaine » en 1890. Il est nommé président de la Société des Gens de Lettres en 1892.

En 1894, le Capitaine Dreyfus est condamné à la dégradation militaire et à la déportation en Guyane ; Zola commence à prendre parti pour lui en 1897. En 1898, Zola, convaincu de l’innocence du Capitaine Dreyfus, publie dans L’Aurore une lettre adressée au président Félix Faure, intitulée « J’accuse ». Le Ministère de la Guerre lui intente un procès et Zola est condamné à une amende et à un an de prison. Zola s’exile à Londres. Sa condamnation est cassée et il rentre en France en 1899, où il reprend ses articles en faveur de Dreyfus dans L’Aurore, et publie « Fécondité », le premier des « Quatre Evangiles ».

Ses articles sur l’affaire Dreyfus seront compilés dans un recueil, « La Vérité en marche », en 1901.
« Travail » et « Vérité », les deuxième et troisième tomes des « Quatre Evangiles » paraissent en 1901 et 1903 (post mortem).

Zola meurt à Paris le 29 septembre 1902 ; ses funérailles seront célébrées le 5 octobre.